Spécialité — De la conception à 12 mois

Périnatalité

Pour la mère, le père, le couple, et le tout-petit — un accompagnement à toutes les étapes de la grande bascule qu'est l'arrivée d'un enfant.

Devenir parent, c’est l’un des moments les plus bouleversants d’une vie. Et l’un des plus solitaires aussi, parfois. On vous parle beaucoup du bébé, rarement de vous — de ce que vous traversez, du couple qui se réorganise, du corps qui ne vous appartient plus tout à fait, de la fatigue qui ne ressemble à aucune autre.

La période périnatale, c’est l’avant et le pendant. Du désir d’enfant — qu’il soit là, ambivalent, ou empêché — jusqu’à la première année. Une traversée où le corps, l’identité, le couple, le rapport à ses propres parents se réorganisent en profondeur. Que vous viviez ça dans la joie, dans le doute, ou les deux à la fois, c’est normal d’avoir besoin de poser ça quelque part.

Ce qui amène souvent au cabinet

  • Difficulté à concevoir, parcours PMA, doutes sur le désir d’enfant
  • Grossesse difficile psychiquement : angoisses, antécédent traumatique, hyperémèse
  • Peur de l’accouchement, vécu douloureux d’une naissance précédente
  • Baby blues qui s’installe, dépression postnatale (maternelle ou paternelle)
  • Lien d’attachement qui peine à se construire, allaitement compliqué
  • Burn-out parental du premier enfant, sentiment d’être submergée
  • Deuil périnatal : fausse couche, IMG, mort in utero, décès néonatal
  • Couple parental qui se cherche, disputes répétées sur l’éducation

Avec qui je travaille

Les consultations en périnatalité s’adressent aux futurs parents, aux jeunes parents, et aux couples. Selon votre situation, je reçois en individuel, en couple, ou en parents-bébé.

Avec un nourrisson présent, le bébé fait partie de la consultation : je l’observe, j’entends ses signes, je vous dis ce que je vois. Souvent, ce qui se joue à trois — bébé, mère, père — se déplie plus vite qu’en parlant seulement entre adultes.

Ma façon de travailler

Ma pratique en périnatalité s’appuie tout particulièrement sur la théorie de l’attachement (Bowlby, Ainsworth, plus récemment Schore et Fonagy). Ce cadre éclaire ce qui se joue dans les tout premiers mois — la construction du lien primaire, les fluctuations émotionnelles du parent, la manière dont notre propre histoire d’attachement vient parfois nous rattraper au moment où l’on devient parent à notre tour. Ce n’est pas une approche figée ni dogmatique ; je l’articule avec d’autres apports cliniques selon la situation.

Plus largement, je m’inscris dans une clinique du lien, attentive aux processus inconscients comme aux réalités concrètes (sommeil, alimentation, retour au travail). Quand c’est nécessaire, j’oriente vers une sage-femme, un psychiatre (en cas de besoin médicamenteux), un kiné périnéal, ou la PMI du secteur. La périnatalité, c’est un travail d’équipe — et vous n’êtes jamais seul·e.

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