Spécialité — 3 à 12 ans
Enfant
Un espace pensé pour les enfants — où l'on commence par le jeu, le dessin, le rire parfois, et où la parole vient à son rythme.
Quand un enfant ne va pas bien, il le montre rarement avec des mots. Il le dit avec son corps (douleurs au ventre, mal de tête), avec son sommeil (cauchemars, réveils), avec ses comportements (colères, repli, agitation). À nous d’apprendre à lire ces signes — et à lui ouvrir un endroit où il pourra, à son rythme, déposer ce qui pèse.
Beaucoup de parents attendent « que ça passe » avant de consulter. Mon expérience, c’est que plus on intervient tôt, plus le travail est court. Les enfants ont une capacité de transformation impressionnante quand on leur ouvre un espace adapté.
Ce qui amène souvent un enfant en cabinet
- Anxiété : peurs nocturnes, peur de la séparation, anxiété sociale, peur de l’école
- Troubles du sommeil : endormissement, réveils, terreurs nocturnes, cauchemars répétés
- Difficultés scolaires : refus d’aller à l’école, harcèlement, perte de confiance, suspicion de troubles dys ou TDAH
- Comportements : agressivité, opposition, isolement, repli, agitation
- Événements de vie : séparation des parents, deuil, déménagement, naissance d’un puîné, maladie d’un proche
- Suivi de protection de l’enfance : enfant placé, famille d’accueil, mesure AEMO, retour en famille
- Suite à un événement traumatique : accident, agression, violence à la maison ou à l’école
Comment se passe une séance ?
La première séance se fait en général avec les parents seuls, ou parents + enfant. On y met en mots ce qui inquiète, on évoque l’histoire familiale, ce qui a déjà été essayé, et la place que l’enfant occupe dans ce qui se joue.
Les séances suivantes, je reçois l’enfant seul (ou parfois avec un parent, selon l’âge et le motif). Le travail passe par le jeu, le dessin, les playmobils, la parole — chaque enfant choisit son entrée. Je prends régulièrement un temps avec les parents (toutes les 4-6 séances, ou à la demande) pour faire un point sur l’avancée, sans trahir ce qui appartient à l’enfant.
La place des parents
Je ne travaille jamais sans les parents. L’enfant n’est pas un patient isolé : ce qui se transforme en cabinet doit s’inscrire dans le quotidien familial pour tenir. Cela peut prendre la forme d’entretiens parentaux réguliers, d’un changement de cadre familial proposé ensemble, ou de repères concrets à appliquer à la maison.
Ma pratique s’appuie particulièrement sur la théorie de l’attachement : un enfant qui « va mal » est presque toujours un enfant qui cherche à protéger un lien, à signaler quelque chose ou à se réguler avec les outils qu’il a. Comprendre ce qui se joue dans ses liens d’attachement (avec ses parents, sa fratrie, parfois ses enseignants) ouvre souvent des pistes que les approches purement comportementales ratent.